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- Catégorie : Maturité spécialisée Santé Social
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En plus du soutien aux structures de l'école obligatoire, la formation des jeunes est prioritaire pour moi. Actuellement, notre canton doit prendre des décisions concernant les maturités spécialisées pour la santé et le social. Ceci permettra aux élèves de l'ancienne Ecole de Degré Diplôme d'obtenir une maturité spécialisée. Dans le but d'accélérer ce processus, voici un postulat que j'ai déposé avec mon collègque Guy-Noël Jelk.
Texte du postulat et réponse du Conseil d'Etat
Le Grand Conseil a accepté ce postulat. Voici le rapport du Conseil d'Etat. Il est daté du 18 janvier 2008. C'est toujours pour moi une priorité. En effet, notre canton doit offrir ces Maturités spécialisées afin de ne pas défavoriser les jeunes qui sont dans cette filière ECG. Vous trouvez également les débats du Grand Conseil à propos de ce rapport.
Voici ma prise de position :
Aeby-Egger Nicole (ACG/MLB, SC). Le groupe Alliance centre gauche remercie le Conseil d’Etat pour le rapport concernant le postulat qui avait été déposé le 17 novembre 2005, accepté par le Grand Conseil le 8 septembre 2006. Cela nous confirme qu’il faut vraiment de la patience pour faire de la politique. Ce rapport concerne la maturité spécialisée et non la maturité professionnelle, comme l’ont cité mes collègues Badoud et Zadory. Personnellement je suis également bien consciente que ce rapport, pour une grande majorité d’entre nous, en raison de sa spécificité, de sa complexité n’est pas d’un accès des plus aisés. Je vais donc aller à l’essentiel et suis persuadée que vous serez surpris par ce que vous allez entendre. Tout d’abord concernant le rapport lui-même, je regrette l’absence de contextualisation des formations du domaine de la santé. Peut-être avez-vous vu l’émission «Mise au point» du dimanche 31 mars et si ce n’est pas le cas, je vous encourage à la visualiser. Comme un grand nombre d’articles de journaux romands le mois passé, cette émission relate toute la problématique de
la formation des infirmières dispensées en HES en Suisse romande et en ES (Ecole spécialisée) de l’autre côté de la Sarine. Ceci signifie que nous ne pouvons pas attendre de voir ce qui va se faire en Suisse alémanique qui a tout simplement moins besoin de maturités spécialisées puisqu’il y a beaucoup de professions de ce domaine positionnées au niveau ES. La situation en Suisse: en effet il n’y a que le canton de Genève en Suisse romande qui offre des matus spécialisées et en Suisse alémanique ce sont 4 cantons, Soleure – et non Appenzell (AE) comme cité dans le rapport –, Schaffhouse, Zürich et Bâle-Ville, plus le Tessin. Cela fait 6 cantons et non des moindres qui offrent déjà ces maturités spécialisées. Mais afin d’être brève, je me limiterai à la problématique de la maturité spécialisée santé. Genève est citée en exemple. Pourtant ce qui se passe à Genève au niveau de la maturité spécialisée est très problématique. Vous vous demandez pourquoi? Parce que Genève ne délivre pas des maturités spécialisées, mais maturités spécialisées spécialisées, c’est-à-dire qu’il ne délivre pas des maturités spécialisées santé, mais des maturités spécialisées santé diététique ou bien des maturités spécialisées santé soins ou des maturités spécialisées santé radiologie. Ce n’est pas écrit comme cela dans les maturités que le canton délivre, pourtant c’est la réalité que rencontrent les gens qui ont suivi ces formations. Chers collègues, c’est terrible, parce que si à la fin de l’année préparatoire à la HES une personne change d’orientation, elle a une maturité spécialisée santé, mais elle doit quand même refaire l’année préparatoire. C’est un peu le jeu de l’oie, elle repart non pas une case en arrière mais une année en arrière. Je suis d’autant plus à l’aise pour le signaler parce que hier j’ai téléphoné à Genève où l’on m’a confirmé ces craintes en me disant que finalement perdre une année n’est pas si grave. Le problème n’est pas au niveau de la maturité spécialisée, parce que la CDIP a des règlements clairs. la CDIP a un règlement du 12 juin 2003 qui indique très clairement ce qu’il faut faire pour obtenir une maturité santé, je vais vous épargner les points. Au niveau de la HES c’est très clair aussi puisque la Conférence
suisse des Hautes Ecoles spécialisées a des recommandations datant de juillet 2006 et là aussi c’est très clair:
peuvent entrer en première année de bachelor les gens qui ont une maturité spécialisée du domaine.
Le problème est vraiment au niveau de la HES-SO. Cette année préparatoire, vous l’avez compris, est inutile pour les porteurs de maturités spécialisées. La maturité spécialisée doit être mise sur pied pour l’Ecole de culture générale qui doit devenir une école de maturité spécialisée et qui doit délivrer des titres qui ouvriront plusieurs portes à leurs détenteurs. Et ceci au plus vite afin d’éviter aux jeunes de notre canton de subir ce fameux jeu de l’oie en cas de changement d’orientation. Et les changements d’orientation peuvent se faire au moment où les gens se rendent compte que c’est peut-être plus les soins qui les intéressent que la radiologie ou vice-versa. La vraie question est donc pourquoi la HES-SO persiste-elle avec cette année préparatoire, alors que les HES alémaniques offrent des formations en 3 ans ? Décidément les Romands sont vraiment plus bêtes que les Alémaniques, ils ont besoin de plus de temps pour acquérir les même compétences. Merci pour votre attention.